À l’occasion du ‘Girls in ICT Day’, les étudiant·e·s du bachelier en informatique – orientation Développement d’applications de la HELHa – ont participé à l’inauguration d’un nouveau parcours de formation en cybersécurité, organisé en collaboration avec Technocité et le CeREF Technique.
Accompagné·e·s d’Isabelle Boulogne, Pierre Mercier, Stéphanie Eggermont et Laurence Baclin, les étudiant·e·s ont pris part à une journée d’échanges, de réflexions et de découvertes autour d’un domaine devenu incontournable.
Point central de la journée : la conférence-débat « La cybersécurité, l’affaire de toutes et tous », réunissant des représentant·e·s de Women4Cyber Belgium, ISACA Belgium, de la Cyber Crime Unit de la police judiciaire, d’Orora, du Centre for Cybersecurity Belgium et de Schneider Electric.
Les intervenant·e·s ont rappelé une réalité désormais évidente : la cybersécurité ne concerne plus uniquement les spécialistes de l’informatique. Dans une société toujours plus connectée, protéger les données, les entreprises, les hôpitaux ou les infrastructures critiques est devenu un véritable enjeu sociétal.
Une idée forte est revenue à plusieurs reprises :
Ce n’est plus une question de savoir si une organisation sera attaquée, mais quand.
Parmi les thématiques les plus marquantes, le rôle du facteur humain a largement été abordé. Les expert·e·s ont souligné que 60 à 70 % des failles de sécurité sont liées à des erreurs humaines.
Stress, urgence, peur ou encore confiance excessive : les cybercriminels exploitent avant tout les émotions à travers des techniques de social engineering. Certaines attaques surviennent d’ailleurs à des moments stratégiques, comme le vendredi soir, lorsque la vigilance diminue et que les décisions sont prises dans l’urgence.
Face à cette réalité, la sensibilisation et la formation apparaissent comme des leviers essentiels pour apprendre à réagir correctement et limiter les risques.
La journée a également permis de déconstruire certains clichés autour de la cybersécurité. Le secteur ne se limite pas aux profils techniques : il mobilise aujourd’hui des compétences variées et complémentaires.
Expert·e·s réseaux et systèmes, juristes spécialisé·e·s en protection des données, spécialistes de la communication de crise, DPO, CISO ou encore cyberpsychologues : tous ont un rôle à jouer dans la gestion des cybermenaces.
Les intervenant·e·s ont aussi insisté sur l’importance des soft skills. Pensée critique, communication et travail en équipe sont devenus des compétences indispensables dans un domaine où les crises se gèrent collectivement.
Autre sujet clé abordé lors des échanges : la sécurisation des systèmes industriels, aussi appelée OT (Operational Technology). Avec la digitalisation croissante des infrastructures et des machines, ces environnements deviennent eux aussi des cibles potentielles.
Les participant·e·s ont également évoqué les évolutions réglementaires, notamment la directive européenne NIS2, qui vise à renforcer la sécurité des réseaux et des systèmes d’information. Mais au-delà des obligations légales, un défi demeure : transformer ces exigences en solutions concrètes et applicables sur le terrain.
Les expert·e·s ont enfin insisté sur la nécessité d’anticiper les crises grâce à des plans d’urgence, des formations régulières et des procédures adaptées. La résilience opérationnelle devient aujourd’hui un enjeu stratégique majeur pour les organisations.
En parallèle des conférences, les étudiant·e·s ont participé à plusieurs activités pratiques, dont un ‘Capture The Flag’, défi immersif mêlant logique, analyse et hacking éthique.
Cette expérience leur a permis de découvrir concrètement les mécanismes de la cybersécurité tout en échangeant avec des professionnel·le·s du terrain. Une approche dynamique et collaborative qui illustre parfaitement l’évolution du secteur.
Enfin, cette journée a mis en lumière un autre enjeu essentiel : la diversité dans les métiers de la cybersécurité. Diversité des profils, des parcours, des cultures et des points de vue : autant d’éléments qui permettent de mieux comprendre les menaces et de proposer des réponses plus efficaces.
Au terme de cette journée, une conviction s’est imposée : la cybersécurité est bien plus qu’un domaine technique. C’est un métier d’impact, au service de la société, où protéger les systèmes revient avant tout à protéger les personnes.
Pour en savoir plus sur le parcours de formation et s’inscrire : c’est ici.
Posté le 13 mai 2026
HELHa Sciences et Technologies