Le projet de recherche ECLAIR, porté par le CeREF Technique, officiellement accepté

Le projet ECLAIR (Embedded Control and Learning for Autonomous Interactive Robotics), porté par le CeREF Technique, a été accepté dans le cadre du financement FRHE (Fonds de Recherche en Hautes Écoles). Une belle étape de franchie !

Un projet qui s’inscrit dans la durée

ECLAIR s’appuie sur plusieurs années de travail autour de la simulation, notamment avec MuPhyN, un outil open source développé comme alternative aux logiciels propriétaires.

Le constat est simple : les outils utilisés pour enseigner l’automatique et les systèmes embarqués sont souvent chers, peu flexibles ou trop éloignés de la réalité. ECLAIR veut réduire cet écart en rapprochant la simulation du travail sur du matériel réel.

« C’est un projet qui nous tient à cœur depuis déjà longtemps. Les premières bases ont été posées il y a maintenant quelques années et nous avons voulu poursuivre ce travail parce que nous étions convaincus de sa pertinence. Dans le contexte actuel, il est essentiel de pouvoir développer des outils solides, utiles et porteurs de sens. »

Jean-Baptiste Coulaud, enseignant-chercheur, responsable de recherche au CeREF Technique

Un objectif clair : relier simulation, embarqué et pédagogie

ECLAIR vise à rapprocher l’enseignement des pratiques industrielles, notamment grâce aux dispositifs Hardware-in-the-Loop (HIL). L’idée est de proposer aux écoles d’ingénieurs une solution open source, modulable et accessible.

Concrètement, le projet repose sur deux axes :

  • adapter le simulateur MuPhyN pour qu’il fonctionne en temps réel sur des cartes électroniques
  • créer des outils pédagogiques combinant simulation et expérimentation, testés en laboratoire

Pourquoi ce projet est important aujourd’hui

Le contexte a évolué : les outils propriétaires dominent encore, mais ils sont coûteux, fermés et souvent dépendants d’acteurs non européens.

Les Hautes Écoles doivent aujourd’hui former des étudiant·e·s capables de passer de la théorie à la pratique, en développant et testant des algorithmes sur du matériel réel, avec des outils plus accessibles.

« Depuis toujours, je suis convaincu de l’intérêt de créer des outils open source. C’est une manière concrète de rendre service à la société. Développer en Python nous paraît évident : c’est un langage central dans la recherche, largement diffusé, et qui permet d’imaginer un outil utile au plus grand nombre, ici comme à l’échelle européenne, basé sur une communauté active. »

Julien Vachaudez, coordinateur du projet

ECLAIR s’inscrit aussi dans une ambition plus large : développer des outils numériques ouverts, durables et conçus en Europe, dans un domaine stratégique.

Au croisement de l’enseignement et de la recherche

L’une des forces du projet est de faire le lien direct entre les cours et la recherche. Les outils développés pourront être utilisés en classe comme dans des projets plus avancés.

« C’est un projet particulièrement important pour nous parce qu’il crée un lien très concret entre enseignement et recherche. Les outils développés pourront nourrir les pratiques pédagogiques, mais aussi ouvrir des perspectives nouvelles en recherche appliquée. C’est exactement le type de croisement que nous voulons encourager. »

Stéphanie Eggermont, responsable du pôle de recherche en électronique

Le projet aura un impact à plusieurs niveaux : pédagogique, scientifique et aussi sociétal. Il doit aider les Hautes Écoles à mieux répondre aux enjeux actuels, tout en favorisant les collaborations entre enseignants, ingénieurs et chercheurs.

Une aventure qui commence

Au-delà des partenaires, ECLAIR vise à faire émerger une communauté autour d’outils libres, évolutifs et partageables, avec un rayonnement qui dépasse la Wallonie.

Avec ce projet, le CeREF Technique défend une vision plus ouverte, plus accessible et plus collaborative de l’enseignement et du numérique.
Une aventure à suivre dans les mois à venir…

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Posté le 21 avril 2026

HELHa Sciences et Technologies